06 décembre 2007
Devenir média
Devenir média : l'activisme sur internet, entre défection et expérimentation
Un cours intitulé “Dissidences numériques : arts, technologie et politique” assuré par Oliver Blondeau, conjointement avec Laurence Allard, à l'Université Lille 3 de septembre 2004 à juin 2007 est à l'origine de ce livre publié par les éditions Amsterdam.
Sommaire, sources video et liens sont disponibles en ligne sur le site devenir media
Présentation :
"La politique sortira-t-elle indemne de sa confrontation à Internet ne servant qu'à « outiller » la démocratie ? Au-delà d'une approche étroite pour laquelle un outil technologique ou un média viserait à « ré-enchanter la démocratie », ce livre tente de montrer qu'Internet apparaît surtout comme un espace d'expérimentation politique articulant constamment « la rue et le cyberespace ». Pour toute une série d'activistes de par le monde, tous orphelins de la politique (altermondialistes, militants de la cause des sans-papiers, mouvements écologistes et anti-consuméristes, activistes de l'anti-copyright ou du logiciel libre, etc.), Internet constitue un véritable laboratoire dans lequel on cherche moins à « faire mal » et à « faire nombre » qu'à « faire sens ». Ce laboratoire d'expérimentation politique - dans lequel chacun cherche à « maîtriser sa parole de bout en bout » - permet de renouveler les causes, de reconfigurer les répertoires d'action de l'action politique, leurs intrigues narratives et leurs dramaturgies esthétiques au point que l'on peut parler d'un véritable « médiascape » dans lequel se construit un nouvel imaginaire politique à l'échelon mondial. Croisant les apports de la science politique et de la communication, de la sociologie pragmatique et des théories critiques de l'action collective, cette somme s'attache à récapituler les grandes étapes de l'activisme sur Internet au cours des dix dernières années (1995-2005) dans différentes régions du monde et à les situer dans leurs héritages culturels et historiques, du cinéma expérimental aux expériences des radios pirates en passant par les tactical media ou les situationnistes."
En complément, le blog Politechnicart présente les travaux des étudiants, tandis qu'un dossier de la revue MédiaMorphoses intitulé "2.0 ? ; culture numérique, cultures expressives", coordonné par les mêmes auteurs, prolonge l'expérience. ("Le dossier ambitionne d'éclairer tout le travail expressif que représente le fait de rédiger des billets sur des blogs et autres nsn (sites de réseaux sociaux), de créer et de partager des morceaux de musique ou des vidéos, d'encoder du son ou des images sous différents formats, d'échanger des fanfilms via les réseaux peer to peer, de sous-titrer des mangas, d'éditer ses playlists, de mettre à disposition ses bookmarks ou ses tagscape, de rédiger des commentaires ou de les modérer, de republier des liens, de prendre des photos sur mobile et de les renvoyer sur le net, de chatter, de jouer...")

Encore des blogs ? Celui de Laurence Allard et celui d'Olivier Blondeau
Barrés les codes ? Téléphone portable et QRcode : Théorie M, MobileTag, etc...
13 octobre 2007
Au fil de septembre
Que retenir de ce mois de rentrée, si l'on veut oublier les sempiternels monographeurs universitaires pour étudiants pressés, les imprécateurs obligés, tellement contre qu'ils finissent tout contre, les nanalystes à la petite semaine, que même le bistrot du coin ne nous envie pas, les sages découvrant au fond de soi que moi y est et que c'est bon, les jargonautes tellement épris de la langue qu'ils ne la tirent plus, les papysophes toujours verts, émerveillés de tant de sagesse, les encyclopédomaniaques pour qui le sens est autant giratoire qu'unique, les intellectuels aux ratiocinations grognones, si européens qu'ils en sortent tout mondialisés ? Les rééditions de best-sellers toujours aussi worse, les collections qui mijotent la philo au gnangnan, les coups éditoriaux des philosophes d'en bas de la ceinture, c'est tout cela le monde des livres. Mais ce n'est pas que tout cela...
Peut-être ces quelques-uns, dans le désordre, feront notre chemin...
Le raisonnement de l'ours et autres essais de philosophie pratique, par Vincent Descombes
"Comment éliminer la mouche qui empêche son ami le jardinier de dormir ? C'est la question que se pose le protagoniste de la Fable de La Fontaine L'Ours et l'Amateur des jardins.
L'animal répond : en écrasant l'insecte au moyen d'un pavé. Et le poète de qualifier l'Ours de mauvais raisonneur. Afin de mesurer la portée philosophique de cette leçon, il faut identifier le défaut de raisonnement de l'Ours ; et, pour cela, développer un concept de raison pratique qui échappe à l'alternative ruineuse d'une raison instrumentale, simple puissance de calcul au service de nos volontés arbitraires, et d'une raison pure qui n'aurait pas à tenir compte des fins humaines.
L'Ours de la fable n'agit pas sans raisonner, pas plus qu'il ne manque de principes ; il agit selon une rationalité unilatérale, sur la base d'une définition incomplète des buts à atteindre par son intervention. Se dessine alors une troisième voie, qui consiste à concevoir la raison pratique comme une capacité à déterminer l'action à accomplir par le truchement d'une délibération pondérée. C'est cette troisième voie que veulent explorer les essais qui composent ce volume.
Ils sont répartis en quatre sections : philosophie de l'histoire, philosophie politique, philosophie juridique, philosophie morale."
Gilles Deleuze et Félix Guattari : biographie croisée, par François Dosse
"L'un était philosophe, l'autre psychanalyste.
Figures majeures de la vie intellectuelle française de la seconde moitié du Xxe, leurs vies et leur œuvre commune sont emblématiques de cette période de bouillonnement politique et intellectuel que constituèrent l'avant et l'après-mai 1968. Gilles Deleuze (1925-1995) a enseigné la philosophie à l'université expérimentale de Vincennes. A partir d'une réflexion magistrale sur l'histoire de la philosophie, il s'engage dans un combat de création conceptuelle unique en son genre.
Félix Guattari (1930-1992) était psychanalyste de formation et ancien disciple de Lacan. Militant de gauche aux multiples engagements, praticien à la clinique de La Borde, il a créé un collectif de recherches autogéré en 1966 : le centre d'études, de recherches et de formation institutionnelles. Les deux hommes se rencontrent en 1969. Ce sera le début d'une grande complicité amicale, d'une aventure intellectuelle sans guère de précédents.
De l'anti-Œdipe à Qu'est-ce que la philosophie ? en passant par mille plateaux, ils produiront une œuvre à quatre mains exceptionnelle, par son style vif et emporté, par son inventivité conceptuelle et la diversité de ses références, le tout au service de leur combat commun contre la psychanalyse et le capitalisme. Dans cette biographie croisée, François Dosse, à partir d'archives inédites et d'une longue enquête auprès de nombreux témoins, met en évidence la logique d'un travail alliant théorie et expérimentation, création de concepts, pensée critique et pratique sociale.
Il explore les mystères d'une collaboration unique, qui constitue une page toujours actuelle de notre histoire intellectuelle."
La fin de l'exception humaine par Jean-Marie Schaeffer
"L'unité de l'humanité est celle d'une espèce biologique que nous ne saurions extraire de l'ensemble des formes de vie non humaine qui constitue bien plus que son "environnement".
A ce constat désormais incontestable, les sciences humaines et sociales opposent néanmoins la thèse de l'exception humaine : dans son essence propre, l'homme transcende à la fois la réalité des autres formes de vie et sa propre "naturalité". Le philosophe pose qu'Homo est un "moi" ou un "sujet", radicalement autonome et fondateur de son propre être ; le sociologue tient que cette transcendance se situe dans la société, par essence "anti-naturelle".
L'anthropologue affirme, lui, que seule la "culture" (la création de systèmes symboliques) constitue le propre de l'homme. L'humanité s'inscrit dans la vie grâce à des visions globales du monde et à des savoirs empiriques morcelés. La thèse de l'exception humaine est une vision du monde. Son coût, au regard de sou utilité supposée, est exorbitant - l'impossibilité d'articuler les savoirs empiriques assurés en une vision intégrée de l'identité humaine qui conjugue les sciences de la culture et les autres connaissances concernant l'homme."
Satire et prophétie : les voix de Karl Kraus
"Karl Kraus a inlassablement attaqué un mal auquel nous sommes exposés plus que jamais : la manipulation par le discours, le mensonge et la corruption de la langue, signe de la corruption de la pensée et du sentiment.
Contre cette agression, il a forgé des armes terriblement efficaces et montré comment s'en servir. Son œuvre reste, comme le dit Elias Canetti, une " école de résistance ". C'est à bien des égards notre époque, plutôt que réellement la sienne, que les descriptions et les polémiques de Kraus donnent l'impression de viser. Comme il le craignait, les exagérations d'hier sont si vite dépassées par les réalités d'aujourd'hui que la tâche du satiriste en devient de plus en plus problématique.
La satire ne fait souvent qu'anticiper et annoncer ce qui fera demain l'objet d'un reportage dans les médias : elle a le sentiment d'essayer désespérément d'empêcher la réalité de lui donner raison. Ce livre a été écrit pour montrer au lecteur d'aujourd'hui, sur quelques exemples précis, à quel point nous avons besoin en permanence - et en ce moment probablement plus que jamais - d'armes comme celles que Kraus nous a laissées."
10 septembre 2007
Le livre dans tous ses états
Deux initiatives remarquables qui vont faire parler les livres : Bibliobs, et Non fiction prévu pour octobre. Bibliobs se présente comme le "premier portail consacré à l'actualité littéraire" : "Ce nouvel espace consacré à tous les livres se veut un lieu de rencontre entre passionnés, professionnels, écrivains ; un lieu de débats avec les journalistes, les invités et les internautes, un lieu vivant où tous les points de vue auront leur place. On y trouvera de quoi lire, réfléchir, discuter, s'énerver..."
25 juillet 2007
La culture du portable : mon portable, c'est moi !
Sciences Humaines d'août-septembre 2007, n° 185, pp 24-28
Téou, tufékoi. Le portable, marqueur social à ses débuts, puis objet culte et addictif, a changé les vies. La revue Sciences Humaines dresse le constat de son "incroyable succès" ("+60 % de croissance en 2005", "2,4 milliards d'utilisateurs dans le monde"). Le portable est aujourd'hui devenu un sujet d'observation pour les sociologues, les psychologues et les philosophes...
Lectures sur le fil !
T'es où ? Ontologie du téléphone mobile par Maurizio Ferraris
"Véritable appendice de notre être, cet outil a radicalement transformé notre vie quotidienne, modifié notre façon de voir, de comprendre et d'apprendre. D'où la notion d'ontologie qui préside à cette analyse à la fois profonde et enjouée du portable et de sa signification. Maurizio Ferraris nous montre avec virtuosité combien, plus que simple objet de communication, le mobile est un instrument d'écriture, de lecture et d'enregistrement de la réalité sociale."

Telephone Book. Technologie, schizophrénie et langue électrique par Avital Ronell
"Heidegger, penseur de la technique, cite en exemple la radio, l'avion, voire la télévision, mais jamais le téléphone. Sauf à titre posthume, dans une fameuse interview téléphonique (justement) où il fait remonter à un coup de fil, comme si la chose allait de soi, son engagement au service du parti nazi ! Prêtant l'oreille au combiné enfoui dans l'œuvre heideggerienne, l'auteur lance son enquête d'Alexander Graham Bell à la schizophrénie selon Laing."
27 juin 2007
Au fil de juin

Agir contre soi : la faiblesse de volonté par John Elster
Jon Elster, philosophe et théoricien des sciences sociales norvégien, réunit ici trois conférences, en se donnant pour objectif d'éclairer les comportements aussi bien individuels que collectifs à l'aide de trois leviers : la philosophie analytique, la microéconomie et la psychologie. Pour se donner une idée de cette méthode d'analyse, un cours sur le désintéressement est disponible en ligne sur le site du Collège de France. Un livre surprenant et vif, sur un sujet à la fois intime et collectif.

Petite philosophie des histoires drôles par Luc de Brabandere
A part le rire de Bergson, il n'y a pas grand chose en philosophie sur le rire et, en général, ce n'est pas très drôle. Commençant par cette blague de Wittgenstein : "Deux amis se rencontrent. "...9, 5, 1, 4, 1, 3. Ouf ! dit le premier. - Tu as l'air épuisé, dit le second. - Eh oui, je viens de réciter le nombre Pi à l'envers.", l'auteur fait l'inventaire des différentes options prises par les philosophes pour expliquer le rire. Mais ce n'est pas non plus un traité philosophique et le texte est émaillé de blagues diverses. Faut-il lire ce livre ? Tout à l'heure, "j'étais indécis. Maintenant, je ne sais plus très bien." Ce qui veut dire oui.
31 mai 2007
Au fil de mai

La sagesse libertine par Christophe Girerd
Un ouvrage singulier, au singulier, même s'il convoque toutes les figures des libertins du 17ème. Et une écriture impertinente, diserte. Des humeurs et de l'humour. Le programme ? Passer de l'exploitation à l'autonomie. De l'instrumentalisation à l'inutile. Lecteur et élève de Michel Onfray, Girerd entrecoupe son exposé de notations autobiographiques, et si sa vie, le jour, semble bien morne (studio meublé et salle des profs...), la nuit, l'autre vie commence, en bonne compagnie, infidèle et papillonnante. Sur le site de Libération, un compte rendu de Maggiori.
Après tout : entretiens sur une vie intellectuelle par René Schérer et Geoffroy de Lagasnerie
Entretien rétrospectif : Vincennes, les années 60, utopies, rebellion, c'est déjà un autre monde, mais qui revit ici, avec ses protagonistes : Foucault, Deleuze, Hocquenghem, Châtelet. Le dialogue prend tout son sens du fait qu'il se passe avec un interlocuteur qui n'a pas connu cette époque. Contre-temps et passions.

La pensée en Chine aujourd'hui sous la direction d'Anne Cheng
Un inédit en collection Folio qui donne un état des lieux de la pensée chinoise moderne (à partir du 17ème siècle). Quatre grands thèmes sont étudiés : dynamiques de la modernité chinoise, invention des catégories modernes, questions d'identité, introuvable alterité. Y at-il une pensée chinoise radicalement autre ou n'est-ce pas une invention de l'occident ? Quelles conséquences a eu ce regard occidental sur la manière dont se perçoivent les chinois ? A l'heure du "made in china", un livre-clef...
01 mai 2007
Au fil d'avril
La haine à l'état d'antiquité par Günther Anders
Après la publication de l'Obsolescence de l'homme, voici un essai en forme dialoguée qui devait à l'origine figurer comme troisième et dernière partie de ce dernier. Elève de Heidegger, Anders dans Obsolescence approfondit la critique de la technique : après la réification de l'homme, la personnification des marchandises. A lire cette page d'introduction.
La séduction Baudrillard par Ludovic Leonelli
Baudrillard ne se vérifie pas et écrire sur lui présente quelques risques, mais les malentendus qui ont accompagné ses dernières prises de position (guerre du Golfe, Dieudonné) justifient bien une lecture rétrospective. Leonelli nous rappelle que l'auteur ne se résume pas à quelques formules ou postures et restitue une pensée combative, depuis le sociologue critique de Marx par l'anthropologie (Mauss et Lévi Strauss) jusqu'à l'enchanteur désabusé : "viral et métaleptique à 60".
Vies ordinaires, vies précaires par Guillaume Le Blanc
Qu'est-ce qui distingue une vie ordinaire d'une vie précaire ? Les sociétés modernes restent sourdes au bouleversement des normes sociales qu'induit la précarité. Si la philosophie veut contribuer à la critique sociale, il lui faut prendre en compte et traduire ces "expériences d'inexistences", voix brisées de la démocratie.
La philosophie comme remède au chômage par Jean-Louis Cianni
L'expérience du chômage entraîne dans une souffrance qui déshumanise. Réapprendre l'estime de soi, reconsidérer son rapport au monde et aux autres, tel est ici l'enjeu, à travers lectures et méditations. C'est un récit personnel, mais l'intérêt est dans le va et vient entre le philosophe et le chômeur, dans la discussion avec les auteurs (Montaigne, Sénèque, Schopenhauer), montrant que la philosophie, sans recherche d'une consolation, peut dynamiser le présent. Un vrai travail de vulgarisation, au bon sens du terme...
Le sujet qui fâche par Slavoj Zizek
Retour à Descartes ! Réaffirmation du sujet cartésien, contre tous ceux qui ont construit leurs théories en le récusant et en accusant leurs contradicteurs de rester cartésiens. Pour Zizek, le rejet du sujet cartésien est un "pacte tacite conclu par tous les partis qui s'affrontent aujourd'hui dans le monde intellectuel." Revue des troupes : Heidegger ; Hegel ; Althusser et ceux qui l'ont pris pour point de départ : Laclau, Balibar, Rancière, Badiou ; la tendance post-moderne avec Judith Butler. De ces discussions ressort une critique radicale du capitalisme productiviste, jusque dans "son complément idéologique, le multiculturalisme libéral-démocrate".
31 mars 2007
Au fil de mars
Biographique
Spinoza par Jean Préposiet
Auteur d'une Histoire de l'anarchisme, "le seul mouvement qui ait tout misé sur le plaisir et le bonheur, la liberté.", Jean Préposiet ne pouvait que tomber en Spinoza, ce philosophe qui sut se rendre maître de son destin. Excommunié pour hérésie, il mena une vie simple et retirée, mais sut élaborer un système qui était aussi une manière de vivre. D'où cet ouvrage complice suivant pas à pas l'élaboration du système philosophique de Spinoza, sa manière de vivre. Quelques repères chronologiques, une toute petite bibliographie, nous n'avons plus aucun alibi pour ne pas aimer ou connaître Spinoza.
Ethologique

Les amis de mes amis par Dominique Lestel
Ne plus penser l'humain contre le vivant, telle est l'ambition de Lestel, à la fois philosophe et éthologue. Ce livre est un complément de l'Animal singulier, qui avait pour objet d'essayer de comprendre les statuts de l'homme et de l'animal, en rapport aux progrès de l'intelligence artificielle : des animaux machines aux machines animales. L'instrumentalisation de l'animal par l'homme n'est plus aujourd'hui la seule interaction possible entre l'un et l'autre. Et c'est à une tout autre définition de l'amitié que Lestel nous amène, jusque dans ses développements robotiques, avec les animaux de compagnie artificiels. Une manière radicalement différente de penser les rapports de l'homme et de l'animal, puisque la naturalité-même de l'animal ne suffit plus à le définir , pas plus que le culturel ne pourrait servir à définir l'homme. La triade homme, animal, machine, leur interaction, permet de repenser l'identité de chacun d'eux. "Qui parle d'amitié entre animaux, entre humains et animaux ou entre humains et artefacts a de grandes chances d'être reçu avec un certain scepticisme, voire une hostilité agacée : une telle attitude ne pourrait bien évidemment être qu'anthropomorphique."
Engagé

La philosophie à l'école par François Galichet
Exception française, la philosophie en classe terminale suppose malgré tout un postulat selon lequel un enfant dans sa préoccupation des choses concrètes n'est pas capable de manier des concepts abstraits. Cet ouvrage engagé montre, avec des exemples, qu'il est possible de faire de la philosophie autrement. Utilisation de métaphores, images, récits, textes littéraires, toutes les techniques sont bonnes pour sortir du "sommeil dogmatique" : "philosopher avec les enfants, c'est s'exposer au risque de ne plus voir les choses de la même manière, et d'entrer dans des recherches qui ne sont pas académiques. Mais après tout, la philosophie, n'est-ce pas celà ?