13 novembre 2009
Le libéralisme équitable
Sciences Humaines n° 210, de décembre 2009
Dans sa rubrique Références, la revue Sciences humaines propose un article de Julien Damon sur la Théorie de la justice de John Rawls : "oeuvre majeure de la philosophie politique du XXe siècle, la Théorie de la justice de John Rawls cherche à réconcilier deux valeurs contradictoires : la liberté et l'égalité. En privilégiant cependant la première..."
A lire sur le site des éditions de l'Eclat, le chapitre 8 du livre de Jean-Pierre Cometti (Le philosophe et la poule de Kircher) entièrement consacré à John Rawls : "Une théorie politique de la justice" dont voici l'introduction : "La philosophie américaine des dernières décennies a donné un nouvel
essor à la réflexion morale et politique. Comme on s'accorde assez
généralement à le reconnaître, Une théorie de la Justice de John Rawls
en est l'un des événements marquants. Quoique pour des raisons
relatives au contexte, aux traditions ou à d'invincibles inerties, un
sentiment comparable ne se soit pas clairement imposé en France, aux
Etats-Unis l'importance de ce livre a été tenue pour décisive. Certes, l'inspiration de Rawls a donné lieu à des commentaires et à des appréciations de tendances diverses; on a vu dans Une théorie de la justice
une version du transcendantalisme kantien, parfois un produit typique
de la philosophie analytique et de ses méthodes. En même temps, les
commentaires plus politiques n'ont pas été sans produire des réactions
d'hostilité dont la critique des libertariens et celle des
communautariens peuvent être tenues pour exemplaires.
Mais la parution du livre de Rawls et les échos qu'il a suscités
n'appartiennent pas moins à un vaste courant qui a porté la question de
la justice au-devant de la scène philosophique, non sans projeter une
lumière nouvelle sur les rapports de la théorie politique et de la
philosophie."
13 octobre 2009
A la conquête de soi
Sciences Humaines n° 209, de novembre 2009
Au sommaire de Sciences Humaines, un dossier sur la rhétorique nous montre que cette dernière n'est pas à considérer uniquement dans ses champs d'application traditionnels (publicité, politique, justice). Le discours scientifique (persuasion versus démonstration ?), la vie quotidienne font aussi appel à ses ressources. Michel Meyer conclut ainsi son article titré "nous sommes tous rhétoriciens" : "Le système rhétorique ne serait pas complet si l'on n'articulait pas les différents domaines autres que la littérature, le plus éminent dans le système éducatif français, les uns avec les autres... Une chose est sûre : la rhétorique est un corps structuré de procédés qui opèrent aussi bien sur la distance entre l'ethos et le pathos que sur le logos lui-même, où viennent s'enchâsser les questions et les réponses dont il faut parler et même débattre. Au final la fonction rhétorique de l'esprit humain traduit ce qui se passe quand cet esprit est plongé dans l'intersubjectivité." (Voir Principia rhetorica : une théorie générale de l'argumentation).
Dans le même numéro, la question de l'identité est déclinée en trois articles : "A la conquête de soi" de Catherine Halpern ("L'identité ne s'impose en rien comme une évidence. Ce "je" qui nous file sans cesse entre les doigts n'est pas à exhumer mais à conquérir.") - "Vouloir être sujet" de Vincent de Gaulejac ("A sa naissance, l'individu est d'abord défini par son héritage : son hérédité biologique, le milieu social de ses parents, les ressources dont dispose sa famille. En ce sens, il est d'abord assujetti. Il entre alors dans une dynamique pour affirmer son être propre, pour advenir comme sujet d'une histoire dont il est le produit.") "Quand je est un autre", entretien avec Jean-Claude Kaufmann ("L'identité individuelle est très fluide, faite de basculements et de petites décisions qui orientent petit à petit les trajectoires de chacun. Le sujet n'est jamais autant lui-même que lorsqu'il devient autre."
Dans la rubrique Livre du mois, à l'occasion de la parution simultanée de "Le mérite contre la justice" de Marie Duru-Bellat et de "Qu'est-ce que le mérite ?" de Yves Michaud, Martine Fournier souligne la complexité de la notion de mérite, "dont les univers de signification varient au cours du temps ou des représentations." "Quoi qu'il en soit, ces réflexions d'un philosophe et d'une sociologue, tantôt contrastées, tantôt convergentes nous invitent à beaucoup de circonspection lorsque l'on affirme qu'on l'a bien mérité !"
13 août 2009
Enquête sur les nouvelles pratiques philosophiques
Sciences Humaines n° 207 d'août-septembre 2009
Au sommaire du numéro d'été de Sciences Humaines, une enquête, à l'initiative de Catherine Halpern, est consacrée aux nouvelles pratiques philosophiques, "à l’hôpital ou en entreprise, dans les maisons de retraite, les médiathèques ou à l’école avec des enfants".
Petite bibliographie :
Apprendre à philosopher par la discussion : pourquoi ? comment ? : pour un public d'éducateurs, enseignants, parents, cet ouvrage pose la question de l'apprentissage de la philosophie, appelant à une "citoyenneté réflexive" et mettant l'accent sur la discussion constituant le groupe comme "communauté de recherche"...
La pratique de la philosophie à l'école primaire d'Oscar Brenifier : l'auteur travaille sur le principe d'ateliers philosophiques destinés à tous les publics. Sur son site (Institut de Pratiques Philosophiques), on peut trouver annonces d'ateliers et de séminaires, une bibliographie sur le sujet, ainsi qu'une explicitation de sa démarche : "Le concept de pratique est en général étranger au philosophe d’aujourd’hui, presque exclusivement un théoricien. Le mot même le dérange. En tant que professeur, son enseignement porte principalement sur un certain nombre de textes écrits, dont il doit transmettre la connaissance et la compréhension à ses élèves. Son principal centre d’intérêt sera l’histoire des idées, et son activité favorite l’art de l’interprétation. Une faible minorité d’enseignants ou de spécialistes s’engagera dans la spéculation philosophique écrite. Dans ce contexte, de manière récente, quelque peu en rupture avec la tradition, de nouvelles pratiques émergent, ouvertes au grand public, qui s’intitulent pratiques philosophiques, consultations philosophiques, philosophie pour enfants ou autres, pratiques qui se voient contestées vigoureusement ou ignorées par l’institution philosophique. Cette situation pose les deux questions suivantes, que nous traiterons dans cet ordre. La philosophie est-elle seulement un discours ou peut-elle avoir une pratique ? Qu’est-ce qui constitue une démarche philosophique ?"
Faire de la philosophie à l'école élémentaire d'Anne Lalanne : à partir de l'expérience d'un atelier de philosophie à l'école élémentaire, cet ouvrage montre qu'à partir de l'étonnement spontané des enfants, dans leur rapport à soi, aux autres, au monde, c'est un acte philosophique qui est déjà à l'oeuvre dans leurs questions, et une quête de sens à encourager, développer.
Un projet pour... philosopher à l'école de Jean-Charles Pettier et Véronique Lefranc : réflexions théoriques sur le sujet, mais aussi pistes pratiques et outils concrets pour en assurer la réalisation.
Liens proposés sur le site de la revue Sciences Humaines :
« La philosophie, une
école de la liberté. Enseignement de la philosophie et apprentissage du philosopher : état des lieux et regards pour l’avenir » Unesco, 2007.
Diotime : revue internationale de didactique de la philosophie ("L’objectif de la revue DIOTIME est donc de faire connaître ces nouvelles pratiques
de terrain, accompagnées par de nouvelles pratiques de formation
liées à ces activités, et un nouveau champ de recherche universitaire.
Elle contribue, en donnant la parole à des enseignants, des animateurs, des
formateurs et des chercheurs, à alimenter la réflexion sur une nouvelle didactique
de l’apprentissage du philosopher.")
• Site de l’association Philolab (Lettre d'information de l'association)
• Site de Michel Tozzi ("Ce site a pour objectif de présenter les travaux menés depuis 1988 par
Michel TOZZI sur la didactique de la philosophie, ou plus exactement la
didactique de l’apprentissage de philosopher.")
• Site de l’AGSAS (Association des Groupes de Soutien au Soutien, partie prenante dans l'activité des "Ateliers de philosophie")

Par ailleurs, la rubrique Références propose une introduction à Ivan Illich, "grande figure de la contre-culture des années 1970 et inspirateur de l’écologie politique", dont les éditions Fayard ont publié il y a peu les Oeuvres complètes.
Ressources en ligne :
Ivan Illich : writing on the web
Tools for conviviality
07 mai 2009
Les grands philosophes
Sciences Humaines numéro spécial de mai-juin 2009, n° 9
Avec ce numéro spécial, "Les grands philosophes" coordonné par Catherine Halpern, la revue Sciences Humaines nous offre un parcours parmi les grandes figures de la philosophie, de l'antiquité jusqu'à la philosophie moderne : quarante philosophes pour vingt-cinq siècles d'histoire. "Comment alors saisir ces pensées subtiles et complexes ? Nous avons fait le choix, plutôt que d’en offrir un résumé, de dévoiler le projet de chacun, mieux à même de montrer la force et l’originalité de philosophies trop souvent réduites à une vulgate. Non, le sage stoïcien n’est pas un superhéros. Non, Kant ne se résume pas à l’impératif catégorique. Non, Rawls ne justifie pas à bon compte les inégalités économiques… Les auteurs de ce numéro sont pour la plupart des spécialistes qui ont accepté de relever le défi. Ils nous montrent que la philosophie peut être abordée clairement. Et que, loin d’être une vaine spéculation, elle nous donne des armes pour penser le monde autrement." nous dit Catherine Halpern dans son introduction. En voici le sommaire :
Les grands philosophes
Dossier coordonné par Catherine Halpern
Platon : Délier pour mieux relier, par Dimitri El Murr
Aristote : Philosophe du divers, par Pierre-Marie Morel
L'épicurisme : Le bonheur de l'homme libre, par Alain Gigandet
Le stoïcisme : Le sage n'est pas un superhéros, par Valérie Laurand
Averroès : La cohérence de la vérité, par Ali Benmakhlouf
Thomas d'Aquin : Le philosophe et la théologie, par Alain de Libéra
Guillaume d'Occam : De la logique à la politique, par Alain de Libéra
Machiavel : La ruse et la force, par Jean-Vincent Holeindre
Montaigne : La pensée au fil de la plume, par Bernard Sève
Hobbes : La logique du pouvoir, par Yves Charles Zarka
Descartes : Une révolution en philosophie ?, par Denis Kambouchner
Spinoza : Une éthique de la joie, par Pascal Séverac
Locke : L'esprit de la modernité, par Philippe Hamou
Leibniz : Une machine à penser, par Martine de Gaudemar
Hume : L'explication sceptique, par Philippe Saltel
Rousseau : La nature, la fiction et l'humain, par André Charrak
Diderot : Un philosophe transgenre ?, par Véronique Le Ru
Kant : Eloge de la finitude humaine, par Pierre-Henri Tavoillot
Hegel : L'épopée de la raison, par Jean-François Kervégan
Kierkegaard : L'existence est l'essentiel, par Stéphane Vial
L'utilitarisme : Maximiser le bonheur, par Catherine Audard
Marx : Philosophe malgré lui, par Jean-François Dortier
Le pragmatisme : La vérité en pratique(s), par Thierry Jobard
Nietzsche : La civilisation comme problème, par Eric Blondel
Husserl : La naissance de la phénoménologie, par Laurent Journier
Bergson : Le temps de la création, par Arnaud François
Bachelard : La science et les images, par François Dagognet
Wittgenstein : La voie du langage, par Catherine Halpern
Heidegger : Penser notre présence au monde, par Dominique Saatdjian
L'Ecole de Francfort : L'émancipation en ligne de mire, par Yves Cusset
Popper : Science et raison critique, par Jacques Lecomte
Sartre : Condamnés à être libre, par Guillaume Allary
Arendt : La politique à rebrousse-poil, par Jean-Claude Poizat
Merleau-Ponty : Penseur de l'impensé, par Etienne Bimbenet
Quine : Repenser l'empirisme, par Catherine Halpern
Ricoeur : Les richesses du sens, par François Dosse
Rawls : En quête d'équité, par Catherine Halpern
Deleuze : Une philosophie du mouvement, par François Dosse
Foucault : L'histoire au service de la philosophie, par Catherine Halpern
Derrida : Le rire de l'écriture, par Marc Goldschmit
21 avril 2009
La pensée chinoise par-delà les fantasmes
Sciences Humaines de mai 2009, n° 204
Dans son dernier numéro, Sciences Humaines propose un entretien de Catherine Halpern avec Anne Cheng : "Malheureusement, nous ne sommes pas encore sortis de la vision héritée des Lumières qui prend son origine dans la médiation des missionnaires jésuites et qui a conditionné notre vision de la Chine...", ainsi qu'un article au sujet de la "bataille autour de Merleau-Ponty" entre Philippe Corcuff ("Merleau-Ponty aseptisé dans la gauche officielle : de Mongin à Peillon") et Vincent Peillon ("Il vous sera difficile, malgré vos approximations et vos injures, de faire de Merleau-Ponty le théoricien d'un parti anticapitaliste qui n'a pas liquidé ce qu'il nommait lui-même la dialectique révolutionnaire").
25 février 2009
Idéologies, le retour de flamme
Sciences Humaines, Les Grands dossiers n° 14, de mars-avril-mai 2009
Dans la collection Les Grands dossiers, la revue Sciences Humaines publie un ensemble d'articles centré sur les idéologies : libéralisme, démocratie, conservatisme, socialismes, nationalismes, altermondialisme, écologisme, fondamentalisme religieux en sont les mots clés. Retenons plus particulièrement deux articles :
Les origines philosophiques du conservatisme de Philippe Raynaud : "Idéologie paradoxale, le conservatisme allie modernité et revendication des valeurs traditionnelles. Né de la critique de la Révolution française, il est incontournable dans la pensée anglo-saxonne."
Proudhon, Marx : lune de miel altermondialiste de Philippe Corcuff : "Jadis frères ennemis du socialisme, Karl Marx et Pierre Joseph Proudhon vivent aujourd'hui une lune de miel au sein de la gauche radicale. Les relectures contemporaines des deux auteurs figurent en bonne place dans les références des altermondialistes."
13 janvier 2009
L'abîme ou la métamorphose ?
Sciences Humaines de février 2009, n° 201
Sciences humaines consacre un article à Edgar Morin, dont la récente visite à la revue, à l'occasion de l'anniversaire organisé pour la parution du numéro 200, a permis de relancer le "vieux débat sur la théorie de la complexité et le cours impétueux de l'histoire humaine". "Pour nous, E. Morin est un auteur fétiche. Le numéro 1 de la revue, paru en novembre 1990, lui était consacré. Pour le fondateur de Sciences Humaines, "la pensée complexe" avait été l'une des sources d'inspiration majeure. Et la dette à son égard était notable. L'esprit de la pensée complexe représentait un message d'ouverture, de pluralisme, mais aussi une ambition de ne pas renoncer à penser l'homme dans sa globalité, à une époque marquée par la fin de l'âge d'or des sciences humaines."
19 décembre 2008
Repenser la sécularisation
Sciences humaines n° 200

A l'occasion de la sortie de son deux centième numéro, la revue Sciences Humaines propose un numéro spécial intitulé "pensées pour demain". Catherine Halpern y consacre un article à la lecture du "A secular age" de Charles Taylor, dont l'ambition est de répondre à l'ambitieuse question : "Pourquoi Dieu n’occupe-t-il pas la même place dans nos vies qu’il y a 500 ans ?", tandis qu'un chapitre entier de ce numéro est consacré à la pensée en Asie, coordonné par Jean-François Dortier : " Il y a encore quelques années, la «pensée orientale» se résumait à un cliché : «L’Asie ne pense pas comme nous.» Alors que l’Occident a développé la raison, la philosophie et les sciences, les Asiatiques ont développé des «sagesses» et des «spiritualités». Nous sommes tournés vers la connaissance et la maîtrise de la nature, les Orientaux ont cultivé la connaissance et la maîtrise de soi ; nous sommes individualistes, les Asiatiques sont «holistes», etc. Quelques mots exotiques semblaient résumer tout l’esprit asiatique – bouddhisme, taoïsme, confucianisme, shintoïsme, méditation, yin et yang, fen shui –, laissant entendre l’existence d’un monde mental étranger au nôtre. " Quatre articles donc, pour lutter contre les clichés qui nous servent de prêt à penser : "L'Inde et ses penseurs, de Jean-François Dortier - La Chine, laboratoire social, de Xavier Molénat - De la théorie à l'action, avec Aurore Merle - Les lumières du Japon, de Jean-François Dortier.
18 septembre 2008
Usages de Wittgenstein
Sciences Humaines n° 197 d'octobre 2008
Prenant en compte le fait que Ludwig Wittgenstein est devenu une référence obligée des sciences humaines, "de la sociologie à la linguistique, en passant par l'économie ou les sciences cognitives", Catherine Halpern se propose de nous guider dans ce maquis d'"emprunts parfois contradictoires".
"Wittgenstein est mort il y a plus d'une cinquantaine d'années, mais sa pensée apparaît toujours vivace. Sa force est sans doute de toujours déplacer le point de vue et de contrer les préjugés les plus tenaces qui s'enracinent dans notre langage. Cette réflexion atypique est souvent sollicitée par des courants de pensée qui sont marginalisés ou minoritaires dans les institutions académiques. Wittgenstein dans les sciences humaines, c'est un peu la fronde de David contre Goliath..."
14 mai 2008
Les animaux et nous
Sciences Humaines de juin 2008, n° 194
Coordonné par Catherine Halpern, le dossier du mois est consacré à le relation de l'homme à l'animal, faite de proximité et de mise à distance. "Chien de garde ou vache laitière, souris de laboratoire ou cheval de course, furet de compagnie ou coq de combat, les bêtes sont partout dans nos sociétés. Et cela ne date pas d'hier. Aujourd'hui, nos relations avec les animaux semblent connaître un renouveau. Les sciences montrent notre proximité et brouillent sans cesse les frontières érigées entre eux et nous. Jamais le souci des bêtes n'a peut-être été aussi grand, posant des questions morales sur la manière dont nous devons nous comporter avec elles. Mais toutes n'ont pas droit aux mêmes égards : il y a loin d'un chat domestique à un porc en élevage industriel. Qu'on les étudie ou qu'on les mange, qu'on les choie ou qu'on les exploite, os relations apparaissent à la fois riches, intenses, complexes, ambiguës." Ce dossier complète et actualise celui déjà paru : Homme/animal : des frontières incertaines, dont on peut lire des extraits en ligne.
Vers de nouveaux rapports, par Catherine Halpern
Pourquoi les perroquets ne parlent pas aux philosophes, par Vinciane Despret
Questions d'éthique, par Catherine Halpern
Encore un peu de rosbif ?, par Geneviève Cazes-Valette
Les communautés hybrides, par Dominique Lestel
Que faisons-nous des animaux ? : recherche, consommation, compagnie, divertissement, travail
Réinventer l'élevage : rencontre avec Jocelyne Porcher
Quelques réflexions récentes :
Sans offenser le genre humain : réflexions sur la cause animale, par Elisabeth de Fontenay
L'éthique animale, par Jean-Baptiste Jeangène Vilder
Traduire le parler des bêtes, par Elisabeth de Fontenay
Un éternel Treblinka, par Charles Patterson
Dans le même numéro, Thierry Jobard revient sur un portrait du philosophe en sceptique de Foucault, portrait intellectuel et intime dressé par Paul Veyne. Si les commentaires ont le plus souvent conduit à qualifier Foucault de gauchiste, de structuraliste, d'anithumaniste , l'historien, a dans ce livre pour ambition de rétablir le vrai Foucault, tel qu'il l'a connu, "sceptique, modéré et attentif au détail..."