Rue des idées

Actualités et revue de presse dans le domaine de la philosophie

08 septembre 2009

Foucault, la vie et la manière

La Vie des idées  du 7 septembre 2009

Sur Michel Foucault, Le Courage de la vérité. Le gouvernement de soi et des autres II. Cours au Collège de France, 1984, un article de Mathieu Potte- Bonneville à lire en ligne.

"Exemplaire de la pratique philosophique de Foucault, son dernier cours contribue à transformer la compréhension de son oeuvre : au plus loin de tout dandysme, la recherche d’une esthétique de l’existence y noue des liens inattendus avec l’idée de vie, l’exigence de vérité et la transformation du monde."

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14 août 2009

Les cinq sens de la philosophie

Le Monde.fr d'août 2009

Le toucher de Levinas, ou l'énigme de la caresse : "Au premier abord, on ne s'attend pas à trouver, dans un livre de théorie philosophique aussi dense et complexe que Totalité et Infini, des pages consacrées à la caresse. Qu'elle soit d'amour ou de tendresse, de désir ou de protection - à moins qu'elle ne conjugue tous ces traits -, la caresse semble loin des concepts, des analyses rigoureuses, des efforts d'abstraction. Si, en un sens, elle constitue bien une démonstration, elle n'a cependant rien à voir avec la géométrie. Ce geste d'affection ne mobilise pas, habituellement, la raison du philosophe."

La vue de Platon, un éblouissement : "Il y a deux sortes de troubles des yeux et (...) ils se produisent suivant deux causes : lorsque les yeux passent de la lumière à l'obscurité, et de l'obscurité à la lumière." L'oeil se trouve donc perturbé par les changements d'intensité. Il doit s'accoutumer, venant de l'ombre, à la puissance du soleil, supportant mal l'éclat du jour, la force des couleurs, la roideur des contours. Inversement, une fois accoutumé à la vivacité, il ne discernera pas tout de suite les objets dans la pénombre..."

Le goût de Montaigne, anthropologue de la bouche : "Il n'est pas vraiment gourmet. Il est glouton. La faim le rend goulu. Montaigne, dans les Essais, insiste sur ses manières de table, qui ne sont guère raffinées : "Je mords ma langue, parfois mes doigts, de hâtivité", confie-t-il.
S'il aime indéniablement la bonne chère, en matière culinaire, ce Gascon cherche rarement les complications. Ses préférences vont à l'ail, aux plats relevés, aux vins drus. De temps à autre, il se décrit même plus rustaud que nature, affirme ne rien connaître aux fourneaux, ou ne pas savoir distinguer un chou d'une laitue..."

L'odorat de Condillac, sans distance ni contour : "Ils sont fort rares, ceux qui pensent du nez. Le monde des philosophes est avant tout celui de la vision, des lumières et des formes offertes au regard, des structures découpées par l'oeil scrutateur. Quelques penseurs ont la papille réflexive, d'autres l'oreille intelligente. Certains caressent en métaphysiciens. Mais humer, flairer, tendre les naseaux, ce n'est presque jamais affaire de philosophes..."

L'ouïe de Nietzsche, à l'écoute du monde : "Il aurait pu devenir pianiste. A 15 ans, il compose des pièces honorables. Bien plus tard, durant toute cette fin de vie muette, effondrée, ternie par la démence, il lui arrive encore, dans la maison de Weimar où l'ont recueilli sa mère et sa soeur, d'improviser des heures au clavier, avant de retomber dans une silencieuse hébétude. Friedrich Nietzsche (1844-1900) a de l'oreille. Mieux : il vit en tant qu'oreille. Par l'ouïe, par les sons, l'attention à leur sens, à leur portée, à leur nature, à leurs rythmes..."


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01 janvier 2009

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Nuages, nuages...

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