26 novembre 2007
Année Bergson
Actualités de Bergson
Les 23 et 24 novembre, organisé par le Collège de France, l'Ecole Normale Supérieure et la Société des Amis de Bergson s'est tenu le Congrès international de clôture de l'année Bergson : "L’Evolution créatrice de Bergson cent ans après (1907-2007). Epistémologie et Métaphysique". Frédéric Worms donne un entretien à laviedesidees.fr à propos de la nouvelle édition critique parue aux éditions Puf : "Bergson a donné d’emblée une édition définitive de ses textes..." "Nous sommes à un moment qui n’est plus ni celui de la gloire ni celui de l’oubli, mais un moment d’équilibre et d’élargissement de la lecture de Bergson, à la fois universitaire et non-universitaire. Il y a donc ce double effet d’histoire qui comprend en lui un moment nécessaire de lecture académique qui place Bergson au niveau des plus grands classiques. L’« édition critique » marque aussi l’entrée de Bergson parmi ces classiques."
08 octobre 2007
André Gorz, l'autonome fusionnel
Politis du jeudi 4 octobre 2007
La disparition conjointe de Gérard et Dorine le 24 septembre dernier suscite de nombreux articles : "au coeur de sa pensée : la question de l'autonomie de l'individu. Gorz la considère, avec la relation aux autres, comme le levier incontournable de toute transformation sociale." L'Hebdo lui rend également hommage dans son édition du 4 octobre : "C'est à Lausanne aussi qu'il rencontre Dorine, l'étudiante anglaise qui deviendra sa femme, et à laquelle il a consacré son dernier livre, Lettre à D. Histoire d'un amour..."
Quelques articles sur l'inventeur de l'écologie politique
Libération du 25 septembre et du 4 octobre
Le Monde du 24 et du 27 septembre
Le Nouvel Observateur
09 mai 2007
Philippe Lacoue-Labarthe
Lignes n° 22 du mai 2007
La revue Lignes renaît et, pour ce premier nouveau numéro "indépendant", offre un florilège d'articles consacrés à Philippe Lacoue-Labarthe, pour que perdure une communauté de pensée. Numéro hommage donc, rédigé par des amis (moments d'une vie, rencontres, engagements...) mais aussi questions à l'oeuvre, à la philosophie. Pour conclure cet indispensable numéro, photographies et textes de Philippe Lacoue-Labarthe : "Tel fut l'envers de la disparition. Un effacement de la condition de l'exister - cette pure impossibilité. En somme, furtivement, l'impossible me fut possible ("... un éclair, puis la nuit...") ; et à ce signe je reconnus soudain la condition de l'existence poétique. Laquelle n'est pas de traverser les apparences (il n'y a pas, précisément, d'apparences) mais de se risquer à se tenir au lieu [point] d'origine du paraître qui est tout." PLL
02 mai 2007
Un autre regard sur Montaigne
Le Magazine Littéraire n°464 de Mai 2007
Une nouvelle édition des essais publiée dans la collection la bibliothèque de la Pléiade chez Gallimard courant mai est l'occasion pour le Magazine Littéraire de consacrer un dossier à Montaigne, coordonné par Michel Delon, avec des articles d'Antoine Compagnon, Nicole Lapierre, Michel Magnien, Jean Lacouture, etc... Un Montaigne en mouvement comme le présentait Starobinski : "La meilleure de mes complexions corporelles, c'est d'estre flexible et peu opiniastre."
Machiavel
Lire n° 355 de mai 2007 pp 92-95
Dans la série d'articles consacrée aux écrivains du bac, ce mois-ci, la revue Lire propose un point sur Machiavel : bio, biblio, et une présentation de Jean Montenot montrant qu'il ne faut pas confondre Machiavel et le machiavélisme...
23 mars 2007
Pierre Klossowski - Exposition au Centre Pompidou du 4 avril au 4 juin
Art Press d'avril 2007, n° 333, pp 48-54
"Retenez bien ceci pour la joie de mes détracteurs : je ne suis ni un écrivain, ni un penseur, ni un philosophe - ni quoi que ce soit dans aucun mode d'expression -, rien de tout cela avant d'avoir été, d'être et de rester un monomane" P.K.
Un article de Léa Bismuth, dans la revue Art Press, à l'occasion de l'exposition du Centre Pompidou, présente le travail de Pierre Klossowski : "L'art de Klossowki est proche des expérimentations artistiques de soi qui repoussent toujours un peu plus loin la frontière entre la vie et la fiction, car comme l'écrit si justement Alain Fleischer... "ce n'est pas la fiction qui est une fausse vie, c'est la vie qui est une fausse fiction". Klossowski fait de ce constat la formule magique de son art. Et puisque la fiction devient l'épaisseur potentielle de la vie, l'artiste n'a plus qu'à révéler son existence littéraire."
A signaler la parution en coédition Gallimard / Centre Pompidou du catalogue "Pierre Klossowski : tableaux vivants" : "Regarder les grands dessins de Klossowski, quoique nous soyons habitués à les fréquenter sur les cimaises depuis plus de trente ans, reste une épreuve, tant leur singularité profonde et leur subversion — ce « mélange d'austérité érotique et de débauche théologique » dont parlait Maurice Blanchot — n'ont rien perdu de leur virulence. Le face-à-face auquel est instamment invité le spectateur, ce « tiers », ce « prochain » que Klossowski ne cesse de convoquer en vertu des lois de l'hospitalité qu'il a établies en règle absolue de connaissance et de jouissance, ce face-à-face induit un partage : « Mon propos reste toujours de solliciter les réactions du contemplateur... », insiste-t-il. En donnant progressivement à ses figures une taille grandeur nature, il veut que le regardeur soit de plain-pied avec elles, dans le même espace qu'elles, et qu'ainsi il se trouve « face à face avec cette région de lui-même qu'il ne peut reconnaître que si elle se trouve extérieure à lui-même : tel bras qui étreint, c'est le sien ; telle partie corporelle, c'est lui qui la palpe... ». Jeux de miroirs, doute fondamental : « Où est la fiction, où est le réel ? Qu'est-ce que la fiction, qu'est-ce que le réel ? il y a osmose entre les deux », et ce trouble identitaire, ontologique, a une « fonction exorcisante », nous dit Klossowski. Conférer « un air de proie » au simulacre qu'est pour lui l'image, tel est l'enjeu qu'il se fixe : « Le tableau est pour moi au sens propre un simulacre [...], il simule un fantasme obsessionnel parce que invisible et incommunicable », il « reconstitue le processus de simulation d'une présence à identifier jusqu'à ce qu'il obtienne un degré de ressemblance. La ressemblance communiquée, communicable, qu'il suggère au contemplateur... qui se reconnaît lui-même en une région de lui-même dans le tableau ». Une présence à identifier, à saisir ? Le sens — ou plutôt le pari de sens — de l'œuvre de Klossowski réside dans ce questionnement anxieux et joueur." Agnès de la Baumelle, commissaire de l'exposition.
07 mars 2007
"Stratégie fatale" : Baudrillard, 1929-2007
Jean Baudrillard, fo/rever
"La pensée doit jouer un rôle catastrophique, être elle-même un élément de catastrophe, de provocation, dans un monde qui veut absolument tout épurer, exterminer la mort, la négativité. Mais elle doit en même temps demeurer humaniste, soucieuse de l'humain, et pour cela retrouver la réversibilité du bien et du mal, de l'humain et de l'inhumain."
in Mots de passe
Entrel(t)iens
Telerama
Libération
Le Monde
Humains associés
"L'eau en poudre : il suffit de rajouter de l'eau pour obtenir de l'eau"
in Cool memories 1980-1985
30 janvier 2007
Mort de Philippe Lacoue-Labarthe
"Philippe Lacoue-Labarthe est mort d'insuffisance respiratoire dans la nuit de samedi à dimanche, à l'hôpital Saint-Louis à Paris. Philosophe, germaniste, traducteur et homme de théâtre, professeur d'esthétique à l'université de Strasbourg, il avait 67 ans."
Quelques liens
Un article de Libération
Un film : The Ister
Un entretien : Multitudes
Des émissions :France Culture
16 janvier 2007
Adam Smith
Sciences Humaines de février 2007, n° 179, pp 46-51
Adam Smith, de la morale à l'économie par Dorothée Picon, Michaël Biziou
Adam Smith est considéré comme l'auteur emblématique du libéralisme, mais historiens de la pensée économique et philosophes remettent en cause cette vision simpliste, restituant une pensée complexe, à la croisée de l'économie et de la philosophie morale. Dans la rubrique "Classiques", la revue Sciences Humaines met en lumière les apports des grands textes, ici "Théorie des sentiments moraux" et "Enquête sur la nature et les causes de la richesse des nations". Un entretien avec Michaël Biziou met en avant la portée philosophique de l'oeuvre, fondée avant tout sur un idéal moral et politique.
10 janvier 2007
Levinas et Lyotard : la dette politique
Esprit de janvier 2007, n° 331, pp 143-159
Levinas et Lyotard : la dette politique par Corinne Enaudeau
Cet article, en donnant alternativement la parole à l'un et à l'autre, et en montrant les usages différents qu'ils font de mêmes concepts, donne à voir "la captation de l'éthique lévinasienne par une problèmatique politique". Ce qui la conduit à ce regret d'une synthèse (impossible ?) : "On peut s'effrayer de l'anti-humanisme de Lyotard, de son ignorance du "prochain", au mépris de Levinas. On peut aussi regretter que la détresse ne se pense chez ce dernier qu'en termes éthiques et jamais politiques."